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Inondations: la prison est devenue un camp de réfugiés

Sélection d’articles de presse sur la politique, l’économie, la société et les faits divers en Thaïlande (sources AFP, Reuters, presse thaïe, etc.)

Modérateur: Lek Issan

Inondations: la prison est devenue un camp de réfugiés

Messagede rackham le rouge » 17 Nov 2011, 18:00

Thaïlande : avec les inondations, la prison est devenue un camp de réfugiés
17-11-2011 Éclairage
En moins de deux semaines, la population de la prison centrale de Ratchabouri est passée de 300 détenus à 1 540. Comme les prisonniers dormaient dans les couloirs et les jardins, le CICR a fourni des couvertures et d’autres articles de première nécessité pour rendre leurs conditions de détention un peu plus supportables.
La prison centrale de Ratchabouri, à l’ouest de Bangkok, est le lieu d’un projet pilote visant les femmes détenues et leurs bébés. À première vue, les lieux ressemblent à peine à une prison : après avoir passé les murs de haute sécurité, la petite pouponnière avec ses poupées et ses animaux de toutes les couleurs donne immédiatement une ambiance chaleureuse, où l’on se sent bien.
Il y a quelques jours, la pouponnière ne comptait qu’un seul hôte : la petite Lawan, de quatre mois. En thaï, son nom signifie belle, et il lui va à merveille ! Mais depuis la semaine dernière, Lawan a de nouveaux petits copains.
« Les installations sont faites pour accueillir 300 détenus. Au cours des deux dernières semaines, nous n’avons pas arrêté de recevoir des détenus évacués des prisons inondées de Bangkok et des alentours. Nous comptons aujourd’hui 1 540 prisonniers ! », explique Surachai Phumkaew, responsable de la prison centrale de Ratchabouri.
Lawan apprend vite ce que signifie partager. Aujourd’hui, sa chambre accueille 30 autres bébés, le plus jeune étant âgé de seulement sept jours. Leurs mères sont également ici, aux côtés des détenues enceintes. Lawan semble apprécier la compagnie, mais tout le monde n’est pas aussi heureux.
À l’extérieur, des centaines de femmes sont assises côte à côte, profitant du moindre coin d’ombre qu’elles peuvent trouver. À perte de vue, des lignes de vêtements bleus et marron suspendus à des cordes à linge. Ce qui était auparavant un jardin est aujourd’hui un terrain recouvert de vastes tentes. « La prison est devenue un camp de réfugiés », soupire le gardien en nous montrant les installations. « Mais nous avons besoin de plus de place pour accueillir les nouveaux arrivants. Nous essayons d’utiliser l’espace le mieux possible, mais nous sommes contraints d’installer certains d’entre eux à l’extérieur. »
Le soir venu, tous les couloirs de l’établissement sont maintenant transformés en dortoirs. « Il n’y a qu’un seul gardien pour 150 prisonniers, alors pour éviter les tensions, nous faisons des choses comme mettre plus de télévisions et séparer les détenus les plus violents des autres. » Les membres du personnel ont du mal à expliquer aux détenus actuellement présents que les nouveaux arrivants sont victimes des inondations, et qu’il faut s’occuper d’eux temporairement.
Les détenus apprécient les efforts déployés par le CICR. L’institution distribue des centaines de couvertures aux détenus qui doivent dormir dehors, pour les protéger des nuits froides. Chacun d’eux recevra un assortiment d’articles d’hygiène, de sorte que personne ne devra partager ces effets personnels. Et surtout, le CICR a permis aux personnes évacuées de donner des nouvelles à leurs proches, ce qui réduit légèrement le niveau de stress. Les rumeurs les plus folles ont circulé sur ce qui était arrivé aux détenus des prisons inondées, et les prisonniers ont été soulagés de savoir que leurs familles, en Thaïlande ou ailleurs, savaient qu’ils étaient sains et saufs.
« Au moins, nous savons que nous ne recevrons plus de détenus maintenant. Les niveaux d’eau redescendent, et tout devrait rentrer dans l’ordre dans quelques mois », explique Phumkaew. En attendant, le CICR suivra de près les conditions de détention dans les prisons touchées par les inondations et offrira une assistance appropriée.
Depuis le début des inondations, le CICR a collaboré avec le Département des établissements pénitentiaires pour venir en aide aux 40 000 détenus, membres du personnel carcéral et proches, tous victimes des inondations. L’institution distribue de l’eau potable, des vivres, des couvertures, des assortiments d’articles d’hygiène, ainsi que des centaines de sacs de sable, pour leur permettre de faire face aux pires conséquences des inondations.
http://www.cicr.org/fre/resources/docum ... -11-15.htm
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